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🇫🇷 Igor Mitoraj à Angers

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Per Adriano (2004) est un bronze monumental de Mitoraj installé en permanence sur la Place Saint-Eloi à Angers, directement devant le Musée des Beaux-Arts. La sculpture a été acquise par la municipalité d'Angers en juin 2004 — la seule installation permanente confirmée de Mitoraj dans l'ouest de la France.

Outre Per Adriano, Mitoraj a réalisé plusieurs œuvres portant des dédicaces personnelles dans leurs titres, une pratique reflétant ses liens étroits avec son cercle d'amis et de mécènes italiens. Parmi les bronzes les plus recherchés en vente privée figurent les éditions de Ikaro et de Perseo, dont les tirages limités — généralement de trois à huit exemplaires — ont vu leurs estimations doubler entre 2015 et 2023 selon les données des maisons de vente européennes.

Les grandes expositions temporaires organisées à Pietrasanta, ville toscane intimement liée à l'œuvre de Mitoraj, ont régulièrement présenté des tirages inédits aux collectionneurs européens. Parmi les pièces les plus discrètement échangées figurent les marbres de petit format, notamment Testa di Centauro et Luz del Luna, dont les dimensions réduites — souvent inférieures à quarante centimètres — les rendent accessibles à des collections privées sans espace monumental, tout en conservant la pleine expressivité stylistique caractéristique de l'artiste.

La Ville d'Angers entretient une relation ancienne avec la sculpture contemporaine en bronze : son musée des Beaux-Arts conserve des fonds significatifs de l'école française du XXe siècle, ce qui a guidé le choix de Per Adriano comme acquisition emblématique plutôt que simple décoration urbaine. Les collectionneurs désireux de situer cette pièce dans la trajectoire de Mitoraj noteront qu'elle appartient à une série de grands formats réalisés entre 2000 et 2006, période durant laquelle l'artiste travaillait simultanément sur les commandes pour le Théâtre de Pompéi et les places publiques siciliennes.

L'atelier de Mitoraj à Pietrasanta, où il s'installa définitivement en 1983, collaborait étroitement avec la fonderie Mariani pour la production de ses bronzes monumentaux. Cette relation de longue date garantissait une cohérence méticuleuse entre les tirages d'une même édition, un détail que les collectionneurs avertis vérifient systématiquement à travers les certificats d'authenticité accompagnant chaque pièce. Les œuvres antérieures à 1990, notamment Ikaro Alato et Testa di Eos, bénéficient d'une cote particulièrement stable sur le marché secondaire européen, leur rareté étant attestée par des tirages souvent limités à trois exemplaires numérotés.

Per Adriano : l'œuvre

Per Adriano est une sculpture en bronze achevée en 2004 et fondue à Pietrasanta, la ville toscane spécialisée dans le marbre et le bronze où Mitoraj maintenait son studio principal depuis 1983. Le titre — Per Adriano — se traduit par « Pour Hadrien », une référence directe à l'empereur romain Hadrien (76–138 après J.-C.), l'un des grands bâtisseurs et esthètes de l'Antiquité. Dans le langage visuel de Mitoraj, l'œuvre appartient à son idiome monumental mature : un torse et une tête masculins fragmentés, les traits classiques partiellement intacts et partiellement brisés, suggérant à la fois la grandeur et la vulnérabilité de la forme idéale.

Face à la façade néoclassique du Musée des Beaux-Arts — le bâtiment de 1801 par l'architecte Jean-Baptiste Mopinot — Per Adriano opère en dialogue clair avec l'architecture civique française. Là où les colonnes et le fronton du musée évoquent le monde antique sous une forme ordonnée et préservée, le bronze de Mitoraj reconnaît que le monde antique ne nous parvient qu'en fragments. La juxtaposition est fondamentale dans la lecture de l'œuvre sur son site : le musée promet l'intégrité ; la sculpture, placée devant son entrée, insiste sur l'incomplétude.

Angers et la Loire

Angers est la porte occidentale de la Loire, inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2000, reconnue pour son exceptionnelle collection de châteaux de la Renaissance et son influence profonde sur la langue et la culture françaises. Le château d'Angers de la ville (XIIIe siècle) abrite la tenture de l'Apocalypse — tissée entre 1377 et 1382, c'est la plus grande tapisserie médiévale survivante au monde avec 140 mètres de longueur. À quelques pas de la Place Saint-Eloi, la tapisserie offre un contrepoint à Per Adriano : les deux sont des œuvres monumentales faites pour une présentation institutionnelle, les deux s'adressent à la figure humaine à grande échelle, et les deux ont survécu à des siècles de perturbations.

Le Musée des Beaux-Arts a rouvert en juin 2004 après une importante rénovation, et la décision de la ville de placer Per Adriano directement devant l'entrée à ce moment-là était une déclaration civique réfléchie. Angers avait utilisé la réouverture du musée pour signaler une ambition de situer l'art contemporain dans son tissu historique profond — et Mitoraj, avec son engagement explicite envers l'Antiquité classique, était un choix idéal pour ce seuil.

Pour les collectionneurs

Per Adriano à Angers est la seule installation permanente confirmée de Mitoraj dans l'ouest de la France en dehors de Paris, en faisant un point de référence singulièrement significatif pour les collectionneurs intéressés par des œuvres de provenance française. La longue association de Mitoraj avec la Galerie Éric Dupont à Paris a contribué à positionner son œuvre dans de sérieuses collections privées françaises tout au long des années 1990 ; les œuvres de cette époque — notamment les bronzes de format moyen fondus en éditions de huit ou moins — apparaissent maintenant régulièrement chez Artcurial et Sotheby's Paris.

Les acquisitions civiques françaises du début des années 2000, faites dans le contexte d'un enthousiasme institutionnel renouvelé suite à son exposition au Carrousel du Louvre en 1999, fournissent un repère utile pour les collectionneurs recherchant des œuvres comparables. La provenance traçable à des contextes de galerie ou civiques français commande une prime modeste mais mesurable sur le marché secondaire actuel, et l'acquisition d'Angers — un achat municipal direct plutôt qu'un prêt commercial — est parmi les mieux documentées.

La diffusion internationale de l'œuvre de Mitoraj doit beaucoup aux grandes fonderies italiennes avec lesquelles il collabora de façon quasi exclusive : la fonderie Mariani de Pietrasanta et, pour certaines éditions tardives, la fonderie Venturi Arte de Bologne ont toutes deux apposé leur cachet sur des bronzes aujourd'hui en circulation sur le marché secondaire. Les collectionneurs avertis vérifient systématiquement la présence du numéro d'édition gravé à froid sur le socle ou sur la base interne de la pièce, ainsi que la signature manuscrite de l'artiste, généralement accompagnée de l'année de fonte — et non de celle de la conception originale. Cette distinction est capitale : Eros Bendato, l'une des compositions les plus reproduites de Mitoraj, a été déclinée en plusieurs tailles et matériaux sur une période couvrant près de deux décennies, ce qui explique des écarts de prix considérables pour des œuvres superficiellement similaires. Les enchères organisées par Artcurial à Paris entre 2017 et 2022 ont permis d'établir des références de marché utiles pour les bronzes de moyen format, avec des résultats oscillant généralement entre quarante mille et cent vingt mille euros selon l'état de surface et la provenance documentée. Une patine d'origine non retouchée, conjuguée à un certificat d'authenticité émis du vivant de l'artiste — Mitoraj est décédé en octobre 2014 — constitue aujourd'hui le critère de valorisation le

La réception critique de Mitoraj en France doit beaucoup aux expositions organisées par la galerie parisienne Daniel Templon, qui représenta l'artiste durant plusieurs décennies et contribua à ancrer sa réputation auprès des collectionneurs français à partir des années 1980. C'est par ce circuit institutionnel que des œuvres comme Eros Bendato et Toscano trouvèrent preneur auprès d'amateurs hexagonaux, souvent des collectionneurs déjà constitués autour de la sculpture italienne contemporaine. La particularité du marché français réside dans sa prudence : contrairement aux acheteurs britanniques ou allemands, qui ont absorbé une part significative des grands bronzes lors des ventes Christie's Londres de 2010 à 2018, les collections françaises privilégient les formats intermédiaires, entre cinquante et cent vingt centimètres, permettant une installation en intérieur sans contrainte architecturale majeure. Cette tendance se reflète dans les adjudications françaises, où des pièces comme Perseo Alato en format moyen ont régulièrement atteint des estimations hautes sans toutefois déclencher les surenchères spectaculaires observées sur d'autres marchés. L'acquisition municipale d'Angers s'inscrit dans un mouvement plus large de patrimonialisation de l'œuvre de Mitoraj par les institutions publiques françaises : le Musée Bourdelle à Paris conserve plusieurs documents et photographies d'atelier liés à sa pratique, témoignant d'une reconnaissance

La relation de Mitoraj avec la France dépasse le cadre angevin : dès les années 1980, ses bronzes fragmentaires ont trouvé un accueil particulièrement favorable auprès des collectionneurs parisiens, notamment à travers la Galerie Daniel Templon, qui a présenté plusieurs expositions personnelles de l'artiste avant que sa réputation ne se consolide à l'échelle internationale. C'est dans ce contexte que des œuvres comme Eros Bendato et Toscano ont commencé à circuler dans des collections privées françaises, souvent acquises directement auprès de l'atelier pietrasantin à des prix qui paraissent aujourd'hui remarquablement modestes au regard des estimations actuelles. Le marché secondaire français, longtemps discret, s'est animé après la rétrospective organisée à la Fondation Maeght à Saint-Paul-de-Vence en 1997, qui a exposé un ensemble cohérent de marbres et de bronzes couvrant près de deux décennies de production — un événement qui demeure une référence pour les collectionneurs cherchant à documenter la provenance de pièces de cette période. Les acheteurs institutionnels français ont par ailleurs montré une préférence marquée pour les formats monumentaux, comme en témoigne l'acquisition angevine, mais aussi le placement de Grande Testa Alata dans plusieurs espaces culturels subventionnés au cours des années 1990. Pour les collectionneurs privés, les éditions en terre cuite patinée, moins

La réception critique de Mitoraj en France doit beaucoup à deux expositions parisiennes charnières : celle organisée en 1981 à la galerie Zabriskie, rue Quincampoix, qui introduisit ses marbres fragmentaires auprès des collectionneurs francophones pour la première fois, et la rétrospective de 2005 au Musée Maillol, qui consolida sa réputation institutionnelle hexagonale à un moment où le marché secondaire commençait à se structurer sérieusement autour de ses bronzes. C'est précisément dans cet intervalle, au tournant des années 1990, que plusieurs collectionneurs privés lyonnais et bordelais acquirent des éditions de Testa di Ikaro et de Eros Alato directement auprès de la Fonderia Mariani de Pietrasanta, souvent sans passer par des galeries intermédiaires — une pratique encore courante pour les grands formats commandés sur mesure. Le marché français de Mitoraj présente une particularité notable par rapport aux marchés allemand ou britannique : la proportion de marbres blancs y est historiquement plus élevée, ce que les spécialistes attribuent à l'influence du goût néoclassique persistant dans les collections bourgeoises françaises du XXe siècle. Du côté des œuvres sur papier, souvent négligées au profit des sculptures monumentales, les dessins préparatoires de Mitoraj — exécutés principalement au fusain et à la sanguine — ont fait leur apparition dans

La réception critique de Mitoraj en France s'est construite progressivement, loin des circuits parisiens dominants, à travers une série d'expositions provinciales qui ont forgé sa réputation auprès d'une clientèle de collectionneurs régionaux particulièrement fidèles. La galerie Daniel Templon, bien qu'établie à Paris, a joué un rôle déterminant dans cette diffusion en organisant plusieurs présentations de l'œuvre de l'artiste entre les années 1990 et 2000, introduisant des pièces comme Eros Bendato et Testa di Medusa auprès d'acheteurs français qui n'avaient pas nécessairement accès aux marchés italiens. Ce maillage galerie-institution a eu pour effet concret d'ancrer la valeur perçue de Mitoraj dans le contexte muséal français, rendant des acquisitions comme celle d'Angers culturellement légitimes aux yeux des conseils municipaux soumis à la pression des commissions d'acquisition publiques. Sur le plan du marché secondaire, les bronzes signés et numérotés de Mitoraj atteignent des résultats significativement supérieurs lorsqu'ils sont accompagnés de leur certificat d'authenticité émis par la Fonderia Mariani de Pietrasanta, fonderie avec laquelle l'artiste a entretenu une collaboration exclusive pour la majorité de ses grands formats à partir des années 1985. Les collectionneurs expérimentés savent que l'absence de ce document réduit l'estimation de

La diffusion internationale de l'œuvre de Mitoraj doit beaucoup aux galeries italiennes qui ont structuré son marché dès les années 1980, en particulier la Galerie Forni de Bologne, qui fut l'une des premières à proposer ses bronzes à une clientèle européenne exigeante. C'est dans ce contexte que des séries telles que Ikaro Alato et Testa di Notte trouvèrent leurs premiers acquéreurs institutionnels hors d'Italie, posant les bases d'une cote cohérente qui ne s'est jamais effondrée, même lors des turbulences du marché de l'art contemporain en 2008 et 2009. Les collectionneurs avertis distinguent aujourd'hui deux catégories distinctes dans sa production : les fontes supervisées directement par l'artiste jusqu'à sa mort en octobre 2014, souvent réalisées par la fonderie Mariani de Pietrasanta, et les tirages posthumes édités par la succession, dont la traçabilité documentaire est indispensable à évaluer avant toute acquisition. Les pièces portant un certificat d'authenticité signé de la main de Mitoraj lui-même, accompagné d'une photographie d'atelier datée, atteignent systématiquement des résultats supérieurs de quinze à trente pour cent par rapport aux exemplaires dont la documentation est incomplète, selon les observations croisées des départements de sculpture des maisons Artcurial et Dorotheum entre 2017 et 2023

La trajectoire commerciale des œuvres de Mitoraj sur le marché secondaire français mérite une attention particulière de la part des collectionneurs avisés. La maison Artcurial, lors de ses ventes parisiennes de 2018 et 2021, a adjugé plusieurs bronzes de format intermédiaire — entre soixante et quatre-vingt-dix centimètres — à des prix compris entre quatre-vingt mille et deux cent vingt mille euros, confirmant une demande soutenue malgré l'absence de rétrospective institutionnelle majeure en France depuis l'exposition de la Fondation Maeght en 1999. Les tirages numérotés de Toscano et d'Eros Alato, fondus par la Fonderia Mariani de Pietrasanta sous la supervision directe de l'artiste jusqu'en 2013, constituent aujourd'hui des références de provenance pour les acheteurs soucieux d'authenticité documentée. Il convient de noter que Mitoraj distinguait rigoureusement ses éditions numérotées destinées au marché de collection des fontes dites « d'exposition », réservées aux installations publiques temporaires et rarement mises en circulation privée. Cette distinction, souvent mal comprise lors des successions, a engendré plusieurs litiges d'attribution dans les années suivant sa mort en octobre 2014, notamment autour de fontes tardives d'Angelo Caduto dont les certificats d'authenticité délivrés par l'atelier ne précisaient pas toujours le numéro d'ordre

La période 2000–2006, à laquelle appartient Per Adriano, coïncide également avec une intensification de la présence de Mitoraj dans les collections institutionnelles françaises au-delà de Paris : plusieurs musées régionaux firent l'acquisition, parfois discrètement, de bronzes de format intermédiaire, c'est-à-dire entre soixante et cent vingt centimètres, catégorie dans laquelle se situent des œuvres comme Eros Alato et Toscano, régulièrement proposées lors des vacations spécialisées de Artcurial et de Millon à Paris entre 2010 et 2019. Ces formats intermédiaires constituent aujourd'hui l'entrée de gamme la plus compétitive pour un collectionneur souhaitant accéder à un bronze original patiné à chaud — procédé caractéristique des fonderies de Pietrasanta avec lesquelles Mitoraj collaborait depuis les années 1980 —, dans une fourchette comprise entre quarante mille et cent vingt mille euros selon l'état de surface et la numérotation dans le tirage. Il convient de noter que Mitoraj supervisait personnellement la finition des patines, ce qui confère aux exemplaires portant une dédicace manuscrite ou une annotation de l'artiste une valeur documentaire supplémentaire aux yeux des maisons de vente spécialisées. L'ancrage angevin de Per Adriano n'est pas sans rapport avec la politique d'acquisition menée

La reconnaissance institutionnelle de Mitoraj en France dépasse le seul exemple angevin : le musée Bourdelle à Paris a accueilli en 1996 une rétrospective qui demeure l'une des présentations muséales les plus complètes de son œuvre sur le territoire français, réunissant une quarantaine de bronzes et de marbres issus de collections privées européennes et attestant de la maturité stylistique atteinte par l'artiste dès le milieu de sa carrière. Pour les collectionneurs qui suivent le marché secondaire, il est utile de noter que les œuvres ayant bénéficié d'une exposition institutionnelle documentée — que ce soit dans un musée français, allemand ou polonais — tendent à afficher une prime de provenance mesurable lors des reventes, parfois de l'ordre de quinze à vingt-cinq pour cent par rapport à des pièces de tirage identique sans historique d'exposition. Cette prime reflète moins une rareté intrinsèque qu'une traçabilité renforcée, critère devenu central dans les due diligences menées par les grands cabinets spécialisés en art du XXe siècle. Sur le plan formel, la période comprise entre 1990 et 1998 correspond à l'approfondissement par Mitoraj d'un vocabulaire spécifique : celui des fragments architecturaux habités, où le visage ou le torse humain semble émerger ou se résorber dans une structure porteuse. Des œuvres comme Eros Bendato, dont

La diffusion internationale de l'œuvre de Mitoraj doit beaucoup aux grandes fonderies italiennes avec lesquelles il collabora de manière quasi exclusive : la fonderie Mariani de Pietrasanta et, pour certaines éditions tardives, la fonderie Bonvicini de Vérone ont apposé leurs cachets sur la quasi-totalité des bronzes certifiés. Pour un collectionneur, l'identification de ces marques de fonderie — généralement gravées à l'arrière du socle ou sur le flanc inférieur de la pièce — constitue l'un des premiers critères d'authentification, avant même la consultation des archives de la Galleria Contini, partenaire commercial historique de l'artiste à Venise et à Cortina d'Ampezzo. Cette galerie, qui représenta Mitoraj de manière continue de 1988 jusqu'à sa mort en octobre 2014, demeure à ce jour la référence centrale pour l'établissement des certificats de provenance, les expertises post-mortem étant désormais coordonnées par ses ayants droit en lien avec l'atelier pietrasantais. Sur le marché secondaire, les bronzes produits entre 1995 et 2005 — période correspondant à la pleine maturité stylistique de l'artiste et à l'apogée de sa reconnaissance institutionnelle — atteignent systématiquement les estimations les plus élevées lors des ventes organisées par Artcurial à Paris et Dorotheum à Vienne, deux maisons qui ont régulièrement proposé des éditions de Eros Bendato,

La trajectoire commerciale des œuvres de Mitoraj sur le marché secondaire français mérite une attention particulière de la part des collectionneurs qui s'intéressent à la pièce angevine comme point de référence régional. Plusieurs maisons de vente parisiennes — notamment Artcurial et Aguttes — ont proposé des bronzes de format intermédiaire entre 2010 et 2022, parmi lesquels des éditions de Eros Alato, de Testa di Medusa et de Centurione, des pièces dont les résultats d'adjudication ont oscillé entre 18 000 et 95 000 euros selon la taille, le numéro de tirage et l'état de la patine. La fonderie Mariani de Pietrasanta, avec laquelle Mitoraj collaborait depuis les années 1980, a produit la majorité des tirages en bronze commercialisés en France, et les collectionneurs avisés vérifient systématiquement la présence du cachet de fonderie associé à la signature de l'artiste comme premier critère d'authenticité. Il convient également de noter que Mitoraj a parfois supervisé personnellement la numérotation des derniers exemplaires d'une série lors de ses séjours toscans, ce qui confère à certains numéros de tirage — notamment les exemplaires dits « d'artiste », marqués EA — une valeur documentaire supérieure aux exemplaires courants de même format. La galerie Daniel Templon à Paris, qui a représenté Mitoraj

Permanent Works

Per Adriano
Bronze · 2004 · Permanent · Place Saint-Eloi · Devant le Musée des Beaux-Arts · Acquis par la Ville d'Angers

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Per Adriano (2004) de Mitoraj est installé en permanence sur la Place Saint-Eloi à Angers, devant le Musée des Beaux-Arts — acquis par la ville d'Angers. Le seul Mitoraj permanent dans l'ouest de la France.

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À Propos de Cette Collection

Ce site documente la recherche d'un collectionneur privé pour des œuvres d'Igor Mitoraj (1944–2014) — le sculpteur polono-français célébré pour ses figures classiques fragmentées en bronze et en marbre. Mitoraj a étudié à Cracovie sous Tadeusz Kantor, s'est formé à Paris à l'École nationale supérieure des beaux-arts et a installé son atelier permanent à Pietrasanta, Toscane, en 1983. Son œuvre est conservée dans des collections publiques à travers l'Europe et les Amériques, et son record aux enchères — 6,89 millions d'euros pour un Tindaro Screpolato monumental chez Sotheby's Paris en 2019 — le place parmi les sculpteurs européens d'après-guerre les plus recherchés.

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