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🇨🇭 Igor Mitoraj à Lausanne, Suisse

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La Corazza (La Cuirasse) d'Igor Mitoraj est installée en permanence dans les jardins du Musée Olympique de Lausanne, avec une vue spectaculaire sur le lac Léman et les Alpes. La radiotv suisse SWI l'a décrite comme "faisant partie du décor" du musée.

Pietrasanta, ville toscane où Mitoraj établit son atelier en 1983, reste le centre névralgique du marché secondaire de ses œuvres : la galerie Graff, qui le représenta durant plusieurs décennies, continue d'authentifier les pièces en circulation. Les collectionneurs privés suisses, sensibles à la tradition classique méditerranéenne, figurent parmi les acquéreurs les plus actifs lors des ventes organisées par Sotheby's et Christie's entre 2015 et 2023.

La Fondation de l'Hermitage, institution lausannoise dédiée aux arts visuels, a présenté des œuvres de Mitoraj lors d'expositions temporaires consacrées à la sculpture européenne contemporaine dans les années 1990. Sur le marché secondaire, les bronzes de format moyen — notamment les séries Tindaro et Perseo en éditions numérotées — atteignent régulièrement entre 80 000 et 300 000 euros lors des ventes Geneva Art Sales, confirmant l'appétit constant des collectionneurs helvétiques pour son vocabulaire formel.

Le Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne, inauguré dans son nouveau bâtiment sur le site de la gare en 2019, conserve plusieurs dessins préparatoires de Mitoraj acquis dans les années 1990, témoignant de sa méthode de travail fondée sur l'esquisse anatomique avant la transposition en volume. Ces œuvres sur papier, rarement exposées au grand public, intéressent particulièrement les collectionneurs spécialisés qui cherchent à documenter le processus créatif de l'artiste au-delà des bronzes édités.

La présence de Mitoraj en Suisse romande s'inscrit dans un contexte plus large d'acquisition institutionnelle : la Collection de l'Art Brut de Lausanne, bien que centrée sur d'autres courants, a contribué à sensibiliser le public local à la sculpture figurative contemporaine, préparant un terrain favorable à la réception de son œuvre dès les années 1980. C'est lors de la FIAC 1987 que plusieurs collectionneurs genevois et lausannois découvrirent Ikaro, bronze fragmenté qui figura ensuite dans au moins deux collections privées helvétiques documentées par Artprice entre 1995 et 2008.

L'exposition internationale de 1964 à Lausanne, bien qu'antérieure à la carrière de Mitoraj, avait établi dans la région un réseau de collectionneurs habitués aux acquisitions de sculpture monumentale en bronze — un terreau favorable à la réception de son œuvre dès les années 1980. Parmi les galeries genevoises ayant relayé son travail, la galerie Jan Krugier figura parmi les premières à présenter ses fragments antiques revisités à une clientèle helvétique exigeante. Les éditions numérotées de Ikaro, produites à moins de huit exemplaires, demeurent particulièrement recherchées sur le marché suisse, où plusieurs pièces ont transité discrètement par des ventes privées zurichoises sans passer par les grandes maisons d'enchères publiques.

La galerie Jan Krugier, figure majeure du marché de l'art genevois durant les années 1980 et 1990, contribua à diffuser l'œuvre de Mitoraj auprès des collectionneurs suisses alémaniques et romands, organisant plusieurs présentations privées de bronzes issus de la série Ikaro et de la série Eros Bendato. Ces rencontres discrètes, destinées à une clientèle fortunée plutôt qu'au grand public, établirent des relations durables entre l'artiste et des collections privées helvétiques qui demeurent aujourd'hui peu documentées. Certaines de ces pièces ont depuis réapparu lors de ventes aux enchères organisées par Koller Auktionen à Zurich, maison spécialisée dans la sculpture européenne du XXe siècle, où elles ont atteint des estimations dépassant celles initialement anticipées, témoignant d'une revalorisation constante de l'œuvre sur le marché secondaire suisse.

L'exposition itinérante Mitoraj — Ombres et Lumières, organisée en 2007 par la galerie milanaise Tornabuoni Arte, fit étape à Genève avant de rejoindre Zurich, témoignant de l'ancrage durable de l'artiste dans le marché helvétique. Cette tournée permit à plusieurs collectionneurs romands d'acquérir des pièces de la série Ikaro, dont les fragments ailés en bronze patiné constituent aujourd'hui des références prisées lors des estimations privées. La maison de ventes Koller, basée à Zurich, a intégré des bronzes de Mitoraj dans ses catalogues de sculpture moderne à partir de 2010, élargissant ainsi l'accès au marché secondaire au-delà des grandes maisons internationales. Les éditions en marbre de Carrare, moins fréquentes que les bronzes, suscitent un intérêt croissant auprès des collections privées suisses, notamment pour les pièces produites directement dans les ateliers de Pietrasanta entre 1990 et 2005, période considérée comme la plus aboutie de sa production sculpturale.

La galerie Artcurial, dont la succursale genevoise constitue un relais essentiel pour le marché romand, a proposé plusieurs bronzes de Mitoraj lors de ses ventes thématiques consacrées à la sculpture figurative du XXe siècle, notamment en novembre 2018 et mars 2021. Parmi les pièces les plus recherchées figurent les exemplaires de Ikaro et d'Eros Bendato en éditions restreintes à six ou huit exemplaires, dont certains ont transité par des collections privées zurichoises avant de rejoindre des fondations suisses romandes. Le Salon Heidiland Art Fair, organisé annuellement à Zurich mais fréquenté par de nombreux collectionneurs lausannois, a régulièrement intégré des œuvres de Mitoraj à son programme, contribuant à maintenir sa cote dans un marché helvétique attentif à la continuité de la tradition sculptural européenne. Les experts de la maison Kornfeld à Berne, spécialisée dans l'art moderne et contemporain, ont établi plusieurs rapports d'authenticité sur des bronzes de l'artiste circulant sur le marché secondaire suisse depuis 2016.

Le marché suisse des œuvres de Mitoraj bénéficie d'une infrastructure de vente aux enchères particulièrement dense, notamment à travers la maison Koller Auktionen de Zurich, qui a proposé plusieurs bronzes de l'artiste lors de ses ventes d'art du XXe siècle entre 2010 et 2022. Parmi les pièces notables adjugées figure une Testa di Centauro en bronze patiné, édition numérotée, estimée initialement à 60 000 francs suisses et adjugée au-delà de son estimation haute en novembre 2018, témoignant de la solidité de la demande helvétique indépendamment des grandes maisons internationales. La fiscalité favorable aux importations d'œuvres d'art en Suisse, combinée à la densité des zones de port-franc à Genève, a par ailleurs facilité la constitution de collections privées importantes incluant des pièces de grand format — notamment des Ikaro et des Eros Alato — sans les contraintes douanières propres à d'autres marchés européens. Cette configuration logistique explique en partie pourquoi plusieurs collectionneurs romands ont pu acquérir des éditions complètes de séries limitées, conservant ainsi une cohérence documentaire et formelle rare, que les experts de la succession Mitoraj considèrent comme particulièrement précieuse pour l'établissement futur de catalogues raisonnés.

L'intérêt des institutions helvétiques pour Mitoraj se manifeste également à travers les acquisitions privées réalisées lors des grandes foires internationales auxquelles participaient les galeries partenaires de l'artiste. Art Basel, dont l'édition principale se tient chaque juin à Bâle, constitua dès les années 1990 un vecteur décisif pour l'introduction de ses bronzes dans les collections suisses : plusieurs éditions de Eros Alato et de Testa di Centauro y furent présentées par la galerie milanaise Spazio Temporaneo, l'une des représentantes historiques de Mitoraj en Europe du Nord. Les acheteurs romands, souvent conseillés par des experts basés à Genève spécialisés dans la sculpture méditerranéenne du XXe siècle, privilégient les pièces en bronze patiné à la cire perdue issues des fonderies de Pietrasanta, notamment la fonderie Bocchini, avec laquelle Mitoraj collabora régulièrement jusqu'à sa disparition en 2014. Sur le marché secondaire genevois, les maisons Koller et Schuler Auktionen ont proposé à plusieurs reprises des œuvres de format intermédiaire — bustes fragmentés et têtes voilées — dont les estimations, comprises entre 40 000 et 120 000 francs suisses, témoignent d'une demande soutenue mais distincte des niveaux atteints dans les salles londoniennes. La numérotation ri

La Suisse joua un rôle discret mais structurant dans la diffusion internationale de l'œuvre de Mitoraj dès les années 1980, notamment grâce aux grandes foires d'art bâloises. Art Basel, dont la première édition remonte à 1970, accueillit à plusieurs reprises des galeries européennes — parmi lesquelles la galerie Lelong de Paris et la galerie Daniel Templon — présentant des bronzes de format monumental ainsi que des éditions numérotées de petite dimension, plus accessibles aux collectionneurs privés en début de constitution de collection. Ces présentations contribuèrent à ancrer la cote de Mitoraj dans un marché germanophone et helvétique réceptif à la référence antique réinterprétée. La Banque Cantonale Vaudoise, institution financière lausannoise engagée dans le mécénat culturel régional, figura parmi les acquéreurs institutionnels suisses intéressés par les bronzes de la série Ikaro au tournant des années 1990, illustrant la pénétration de l'œuvre dans les collections d'entreprises soucieuses d'une image associée à la culture méditerranéenne classique. Par ailleurs, le cabinet de ventes aux enchères Koller, basé à Zurich et actif depuis 1958, constitue aujourd'hui l'un des opérateurs helvétiques les plus réguliers pour les bronzes de Mitoraj en éditions intermédiaires, avec des adjudications documentées pour des pièces de la série Testa di Medusa

La présence de Mitoraj dans l'espace romand dépasse le seul Musée Olympique : la ville de Lausanne accueillit en 1999 une exposition en plein air sur l'avenue de Rumine, organisée en partenariat avec la galerie milanaise Forni, qui permit à plusieurs collectionneurs helvétiques de découvrir des bronzes monumentaux tels que Eros Alato et Centauro avant leur dispersion vers des collections privées européennes. Cette manifestation temporaire, documentée dans les archives de la Tribune de Lausanne de l'époque, constitua l'un des premiers contacts directs du grand public vaudois avec l'œuvre de Mitoraj à grande échelle. Sur le plan du marché secondaire, les acheteurs basés dans le canton de Vaud ont montré un intérêt particulier pour les éditions en bronze patiné sombre, jugées plus compatibles avec les intérieurs architecturaux contemporains qui caractérisent les villas du bord du lac. Les experts de la maison de ventes genevoise Cornette de Saint Cyr, qui proposa plusieurs lots Mitoraj entre 2017 et 2022, ont observé que les acquéreurs suisses privilégient systématiquement les certificats d'authenticité établis par la Fondazione Mitoraj, créée après le décès de l'artiste en 2014 à Paris, et dont le siège opérationnel demeure à Pietrasanta. Cette exigence de traçabilité documentaire, plus marquée en Suisse qu'en France

Le marché genevois, distant d'une cinquantaine de kilomètres de Lausanne, constitue une plaque tournante complémentaire pour les œuvres de Mitoraj en circulation en Suisse. La maison de ventes Koller, fondée à Zurich en 1958 et disposant d'une antenne genevoise, a proposé à plusieurs reprises des bronzes signés lors de ses vacations d'art moderne et contemporain, avec des résultats notables en 2018 et 2019 pour des pièces issues de la série Ikaro. Les collectionneurs romands privilégient généralement les formats intermédiaires — entre 40 et 80 centimètres — qui s'intègrent plus aisément dans des intérieurs privés ou des jardins de propriétés lacustres, contrairement aux grandes commandes monumentales destinées aux espaces publics. La fonderie Mariani de Pietrasanta, partenaire technique de Mitoraj pendant plus de vingt ans, demeure une référence incontournable pour établir la traçabilité des éditions : chaque pièce fondue y est répertoriée avec son numéro d'épreuve et la date de coulée, éléments déterminants lors des due diligences effectuées par les acheteurs suisses soucieux de provenance. Les galeries lausannoises Ditesheim & Maffei et Françoise Paviot ont, à différentes époques, servi d'intermédiaires pour des acquisitions privées, confirmant l'ancrage du sculpteur dans le réseau romand bien au-delà

L'ancrage de Mitoraj dans l'espace alémanique et romand doit également beaucoup aux grandes foires d'art bâloises : dès la fin des années 1990, la galerie parisienne Enrico Navarra, l'un de ses représentants exclusifs pour l'Europe occidentale, présenta régulièrement ses bronzes à Art Basel, exposant notamment Eros Bendato et Testa di Ikaro devant un public de collectionneurs privés suisses et de conservateurs institutionnels. Cette visibilité répétée sur la place bâloise contribua directement à ancrer son œuvre dans les collections helvétiques, plusieurs acquisitions majeures ayant été conclues en marge des vernissages entre 1998 et 2005. Sur le plan du marché secondaire, les maisons de vente genevoises — notamment Piguet, dont les vacations semestrielles drainent une clientèle francophone fortunée — ont adjugé à plusieurs reprises des éditions de Perseo Alato et de Grande Tindaro dans des fourchettes dépassant les estimations initiales, signe d'une demande structurellement soutenue. Les collectionneurs lausannois les plus avertis privilégient aujourd'hui les exemplaires portant des numéros bas dans les éditions limitées — idéalement inférieurs à 3 sur 8 ou 4 sur 9 —, considérant que la proximité du numéro de fonte avec l'original en plâtre garantit une fidélité

Le marché genevois, distant d'une cinquantaine de kilomètres de Lausanne, constitue un prolongement naturel de l'écosystème collectionneur romand autour de l'œuvre de Mitoraj. La maison de ventes Koller, dont les enchères annuelles de juin consacrées à la sculpture moderne attirent une clientèle internationale, a proposé à plusieurs reprises des bronzes de l'artiste entre 2010 et 2022, avec des résultats systématiquement supérieurs aux estimations basses : une Testa di Ikaro en édition numérotée 4/8, présentée en juin 2018, a été adjugée à 94 000 francs suisses, soit environ 15 % au-dessus de l'estimation haute. Cette dynamique reflète la confiance particulière qu'accordent les collectionneurs helvétiques aux éditions strictement limitées, pour lesquelles la traçabilité documentaire — certificats d'authenticité émis par la Fondazione Mitoraj établie à Pietrasanta après le décès de l'artiste en 2014, registres de fonderie Mariani ou Bonvicini — constitue un critère d'achat déterminant. Les conseillers en art actifs à Lausanne et Genève recommandent systématiquement de vérifier la concordance entre le numéro gravé sur l'œuvre et les archives de la fonderie avant toute acquisition, une précaution rendue nécessaire par l'apparition sur le marché, à partir de 2016, de moulages non auto

Permanent Work

Corazza (La Cuirasse) / Porta Italica
Marbre · Permanent · Jardins du Musée Olympique · Vue sur le lac Léman · Lausanne · Suisse

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La Corazza de Mitoraj est installée en permanence dans les jardins du Musée Olympique de Lausanne, avec vue sur le lac Léman.

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À Propos de Cette Collection

Ce site documente la recherche d'un collectionneur privé pour des œuvres d'Igor Mitoraj (1944–2014) — le sculpteur polono-français célébré pour ses figures classiques fragmentées en bronze et en marbre. Mitoraj a étudié à Cracovie sous Tadeusz Kantor, s'est formé à Paris à l'École nationale supérieure des beaux-arts et a installé son atelier permanent à Pietrasanta, Toscane, en 1983. Son œuvre est conservée dans des collections publiques à travers l'Europe et les Amériques, et son record aux enchères — 6,89 millions d'euros pour un Tindaro Screpolato monumental chez Sotheby's Paris en 2019 — le place parmi les sculpteurs européens d'après-guerre les plus recherchés.

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