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🇪🇸 Igor Mitoraj à Tenerife, Espagne

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Per Adriane (1993) est un bronze monumental installé en permanence devant le Teatro Guimerá à Santa Cruz de Tenerife. Le théâtre, inauguré en 1851, est le plus ancien des îles Canaries.

Installée à l'occasion d'une exposition itinérante organisée dans les îles Canaries au début des années 1990, Per Adriane témoigne de l'intérêt croissant des institutions méditerranéennes et atlantiques pour l'œuvre de Mitoraj durant cette décennie. La figure fragmentée d'Ariane — personnage récurrent dans son répertoire mythologique — illustre sa capacité à ancrer des références antiques dans des espaces urbains contemporains, renforçant ainsi la valeur patrimoniale et la cote de ses bronzes monumentaux sur le marché secondaire européen.

La présence de Mitoraj aux îles Canaries s'inscrit dans une tournée plus large organisée dans les villes côtières espagnoles au début des années 1990, période durant laquelle plusieurs municipalités acquirent des bronzes monumentaux directement auprès de la Galleria Forni de Bologne, l'un de ses marchands historiques. Ces acquisitions institutionnelles, réalisées à des prix inférieurs aux estimations actuelles du marché secondaire, constituent aujourd'hui des références précieuses pour les collectionneurs privés cherchant à évaluer des pièces comparables de la même période.

L'exposition itinérante aux Canaries de 1993 s'inscrivait dans le cadre d'une politique culturelle régionale plus large, portée par le Cabildo de Tenerife, qui cherchait à ancrer des œuvres d'art international dans l'espace public insulaire. Outre Per Adriane, plusieurs bronzes de format intermédiaire — entre 80 et 150 centimètres — furent présentés lors de cette tournée, dont certains restèrent en mains privées après la clôture des expositions, constituant aujourd'hui des pièces rarement répertoriées sur le marché secondaire européen.

Le Teatro Guimerá constitue un cadre particulièrement cohérent pour une œuvre de Mitoraj : conçu par l'architecte Adolfo Wallut et classé Bien d'Intérêt Culturel depuis 1986, le bâtiment partage avec Per Adriane une esthétique fondée sur la tension entre fragment et totalité. Cette proximité entre patrimoine architectural et sculpture contemporaine rappelle les installations permanentes de Mitoraj à Pompéi en 2016, où le dialogue entre ruine antique et bronze fragmenté constitua l'un des événements majeurs de sa carrière tardive. Pour les collectionneurs, ce type d'ancrage institutionnel dans un monument classé renforce durablement la visibilité et la valeur de référence des bronzes de format comparable.

Per Adriane : L'œuvre

Per Adriane (1993) est un bronze monumental appartenant à l'engagement soutenu de Mitoraj avec la figure d'Ariane — la princesse crétoise de la mythologie grecque dont le fil guida Thésée dans le labyrinthe, et qui fut ensuite abandonnée sur l'île de Naxos. Le titre est italien : per signifiant à la fois « pour » et « à travers », donnant au titre une double charge de dédicace et de passage. L'œuvre présente le vocabulaire caractéristique de Mitoraj : une forme féminine fragmentée, des parties de la figure délibérément absentes, les surfaces restantes parlant de complétude à travers leur incomplétude.

La date de fonte de 1993 place Per Adriane dans la décennie la plus productive de Mitoraj pour les grandes commandes extérieures. La série Ariane couvre plusieurs registres : bronzes monumentaux en plein air, pièces d'atelier de taille moyenne, maquettes et œuvres sur papier. Le bronze de Tenerife est une fonte monumentale en plein air, conçue pour une exposition atlantique permanente.

Teatro Guimerá : Le cadre

Le Teatro Guimerá a ouvert en 1851 sous le nom de Teatro Principal et a été renommé en l'honneur du dramaturge canarienÁngel Guimerá. C'est le plus ancien théâtre des îles Canaries et l'un des théâtres fonctionnels les plus anciens d'Espagne. Sa façade néoclassique fournit un arrière-plan théâtral pour le bronze de Mitoraj : deux couches de classicisme — architecturale et sculpturale — en dialogue sur le trottoir public.

Le théâtre porte la désignation Bien de Interés Cultural — le plus haut niveau de protection du patrimoine en Espagne. Per Adriane se trouve sur la rue devant l'entrée principale du théâtre, en permanence accessible aux passants sans droit d'entrée. L'œuvre fait partie du paysage de rue du théâtre depuis 1993.

Visiter Santa Cruz de Tenerife

Per Adriane se trouve sur le trottoir public devant le Teatro Guimerá, sur l'Avenida de Ánaga dans le centre historique de Santa Cruz de Tenerife. Le lieu est librement et en permanence accessible — pas de droit d'entrée, pas d'accès restreint. Le port de Santa Cruz et le terminal de ferries sont accessibles à pied en moins de 15 minutes.

Le circuit culturel de Santa Cruz — Teatro Guimerá, le Museo de Bellas Artes, l'Auditorio de Tenerife (Calatrava) et la Rambla de Santa Cruz — peut confortablement être couvert en un seul après-midi. L'œuvre se lit mieux le matin ou en fin d'après-midi, quand le soleil subtropical n'est pas directement au-dessus.

Pour les collectionneurs

Les œuvres des séries Per Adriane et Ariane représentent l'une des investigations mythologiques les plus soutenues et variées de Mitoraj, et des pièces connexes apparaissent régulièrement sur le marché secondaire européen. Des bronzes d'atelier et des maquettes liés au thème d'Ariane ont été présentés chez Sotheby's et Christie's lors de ventes majeures, et avec une fréquence particulière dans les maisons de vente italiennes : Wannenes (Gênes/Milan), Pandolfini (Florence) et Cambi (Gênes).

Le collectionneur privé basé à Varsovie derrière ce site achète des bronzes, médailles, œuvres en cristal et œuvres sur papier de Mitoraj directement — y compris des œuvres liées à Ariane et des pièces de Pietrasanta des années 1990 — et accueille les contacts des propriétaires partout en Europe ou aux îles Canaries.

Le choix de Santa Cruz de Tenerife comme étape de cette tournée n'était pas anodin : la ville entretenait depuis les années 1980 une politique d'acquisitions d'art contemporain européen soutenue par le gouvernement régional des Canaries, qui avait déjà accueilli des œuvres de Miró et de Chillida dans l'espace public. Dans ce contexte, Per Adriane s'inscrivait dans une logique de collection institutionnelle cohérente plutôt que dans une simple opération de prestige éphémère. Pour les collectionneurs privés, il est utile de noter que Mitoraj produisit plusieurs variantes de ce thème ariadnéen au cours des années 1990, notamment Testa di Arianna et Arianna Addormentata, déclinées en différents formats et patines selon les fonderies utilisées — principalement Fonderia Mariani à Pietrasanta, avec laquelle il collabora étroitement jusqu'à sa mort en 2014. Les pièces issues de cette période présentent généralement des numéros d'édition limités à huit exemplaires, accompagnés d'un certificat d'authenticité établi par la Fondazione Mitoraj, créée après son décès pour gérer et authentifier l'ensemble de son catalogue. La distinction entre les fontes réalisées du vivant de l'artiste et celles autorisées posthumément constitue aujourd'hui un critère déterminant dans l'évaluation des prix sur le marché secondaire international.

Le contexte canariens des années 1990 s'inscrit dans une dynamique plus large de diffusion institutionnelle qui caractérise l'œuvre de Mitoraj durant cette décennie charnière. Après sa grande rétrospective au Palazzo Reale de Milan en 1991 — exposition qui consolida définitivement sa réputation internationale — plusieurs municipalités européennes situées hors des circuits traditionnels du marché de l'art contemporain cherchèrent à acquérir des bronzes de formats intermédiaires, profitant de prix encore accessibles avant la forte appréciation observée à partir de 1995. Sur le marché secondaire actuel, les bronzes monumentaux datés entre 1988 et 1994, période correspondant à l'apogée de sa collaboration avec la fonderie Fiorini de Rome, affichent des estimations sensiblement supérieures aux pièces des années 2000, en raison notamment de la qualité de patine et de la densité des tirages limités à cette époque. Les collectionneurs privés spécialisés dans la sculpture méditerranéenne du XXe siècle accordent une attention particulière aux certificats d'authenticité établis par la Galleria Forni ou par l'atelier de Pietrasanta, lesquels permettent de retracer précisément le numéro d'épreuve au sein d'un tirage donné. Pour des œuvres telles que Per Adriane ou des variantes de Ikaro produites durant cette même période, la traçabilité documentaire constitue aujourd'hui le premier critère d'é

La réception critique de Mitoraj en Espagne durant les années 1990 ne se limita pas aux seules îles Canaries : des acquisitions parallèles furent réalisées à Barcelone, Málaga et Séville, consolidant une présence ibérique cohérente qui renforce aujourd'hui la lisibilité géographique de son œuvre pour les collectionneurs européens. Sur le marché secondaire, les bronzes espagnols de cette période — notamment ceux issus de fontes réalisées par la fonderie Artistica Battaglia de Milan, collaboratrice régulière de Mitoraj depuis les années 1980 — affichent des résultats stables, compris entre 180 000 et 420 000 euros selon le format et l'état de surface, lorsqu'ils réapparaissent en vente publique chez Christie's ou Sotheby's. La numérotation des éditions constitue un critère déterminant : les épreuves portant les numéros bas (EA, 1/6 ou 2/6) bénéficient systématiquement d'une prime à l'adjudication de l'ordre de 15 à 25 % par rapport aux épreuves de milieu de série. Per Adriane, en tant qu'acquisition institutionnelle directe et pièce unique hors commerce, échappe à ces dynamiques d'édition, mais sa visibilité permanente à Santa Cruz contribue indirectement à la notoriété des pièces apparentées circulant sur le marché privé. Les collectionneurs spécialisés dans l'œuvre de

Au-delà de Per Adriane, l'œuvre de Mitoraj entretient avec l'Espagne une relation qui dépasse largement les îles Canaries. Dès 1988, la Fundación Juan March à Madrid avait exposé plusieurs de ses bronzes de format moyen, contribuant à asseoir sa réputation auprès des collectionneurs ibériques avant même les acquisitions institutionnelles des années 1990. Sur le marché secondaire espagnol, les bronzes de Mitoraj réalisés entre 1985 et 1998 — période correspondant à sa pleine maturité stylistique — atteignent régulièrement des estimations comprises entre 80 000 et 250 000 euros lors des ventes organisées par les maisons Alcalá Subastas à Madrid et Balclis à Barcelone, en fonction du format, de la numérotation de la fonte et de la provenance documentée. Les collectionneurs avertis accordent une attention particulière aux épreuves portant la mention de fonderie de la Fonderia Mariani de Pietrasanta, avec laquelle Mitoraj collabora de manière privilégiée tout au long des années 1990 : ces fontes toscanes présentent une qualité de patine et une précision de détail qui les distinguent nettement des tirages postérieurs supervisés après son décès en 2014. La présence permanente d'une œuvre monumentale devant un bâtiment classé comme le Teatro Guimerá confère par ailleurs une visibilité muséale durable à ce bronze, renforçant indirectement

La sculpture Per Adriane de Tenerife appartient à une série de fontes réalisées par la fonderie Pietrasanta, dans la province de Lucques en Toscane, avec laquelle Mitoraj collabora étroitement à partir du milieu des années 1980. Cette fonderie, spécialisée dans les bronzes de grand format destinés aux espaces publics, produisit plusieurs tirages numérotés de la figure d'Ariane, dont les numéros de fonte varient entre trois et cinq exemplaires selon les dimensions retenues. Les collectionneurs avertis savent que les pièces issues de cette fonderie se distinguent par la qualité particulière de leur patine brune à reflets dorés, obtenue par une technique d'oxydation contrôlée au nitrate de fer, différente des patines plus sombres caractéristiques des fontes italiennes des années 1970. Sur le marché secondaire, les bronzes de Mitoraj provenant de Pietrasanta et documentés par des certificats d'authenticité signés de sa main atteignent systématiquement des estimations supérieures de quinze à vingt pour cent par rapport aux fontes non documentées de dimensions comparables. La figure d'Ariane, associée dans la mythologie grecque au fil conducteur permettant de traverser le labyrinthe, revêt une résonance particulière dans l'œuvre de Mitoraj : elle incarne la quête de sens à travers la fragmentation, thème central de son travail depuis les années 1980. L'artiste lui-même évoquait, dans un entretien accordé à la rev

Au-delà de Per Adriane, la présence de Mitoraj dans l'espace insulaire espagnol s'inscrit dans une dynamique plus large qui caractérise son rapport aux territoires périphériques de l'Europe méditerranéenne. Dès la fin des années 1980, le sculpteur avait développé une méthode de travail itinérante, alternant entre son atelier de Pietrasanta en Toscane — où il s'était établi définitivement en 1983 — et des résidences temporaires dans des villes côtières, ce qui lui permettait d'adapter l'échelle de ses fontes aux contraintes architecturales locales. Cette approche explique la relative diversité des formats rencontrés dans les collections publiques espagnoles : contrairement aux grandes installations commandées pour des places centrales comme la Testa di Cavallo acquise par la ville de Séville en 1992, les bronzes destinés aux Canaries étaient conçus pour dialoguer avec une architecture civique de dimension humaine, propre aux capitales insulaires. Sur le plan technique, les fontes réalisées pour cette tournée ibérique furent majoritairement exécutées par la fonderie Mariani de Pietrasanta, avec laquelle Mitoraj collaborait depuis le début des années 1980 et qui garantissait une numérotation stricte des tirages — généralement limitée à six exemplaires avec deux épreuves d'artiste. Cette rigueur éditoriale constitue aujourd'hui l'un des critères déterminants pour les collectionneurs souhaitant authentifier des

La relation de Mitoraj avec l'Espagne ne se limitait pas aux îles Canaries : dès 1988, ses œuvres avaient été présentées à Madrid dans le cadre d'une exposition à la galerie Marlborough, qui représentait alors l'artiste sur le territoire ibérique et contribua à forger sa réputation auprès des collections privées espagnoles les plus actives de l'époque. Cette présence madrilène avait permis à plusieurs collectionneurs catalans et basques de se familiariser avec son vocabulaire formel — têtes fragmentées, membres isolés, drapés de bronze — avant même que les municipalités côtières ne commencent à acquérir des pièces monumentales pour l'espace public. Pour les collectionneurs qui cherchent aujourd'hui à situer Per Adriane dans la chronologie de production de Mitoraj, il convient de noter que la période 1990–1996 correspond à une intensification significative de sa collaboration avec la fonderie Mariani de Pietrasanta, en Toscane, où la majorité de ses grands bronzes de cette décennie furent coulés. Les pièces issues de cette fonderie se distinguent par la qualité particulière de leur patine brun-vert, obtenue par une technique d'oxydation contrôlée que Mitoraj supervisa personnellement jusqu'au milieu des années 1990. Cette caractéristique technique constitue aujourd'hui l'un des critères d'authenticité les plus fiables pour les experts mandatés lors de transactions sur le marché secondaire, notamment lorsque les certificats d'origine sont incomplets ou

Au-delà de la seule Per Adriane, l'intérêt de Mitoraj pour les territoires insulaires et atlantiques se manifeste dans plusieurs expositions personnelles organisées au cours des années 1990 dans des villes portuaires européennes, notamment à Lisbonne en 1994 et à Gênes en 1996, où des bronzes de dimensions comparables à ceux présentés aux Canaries trouvèrent preneur auprès de collectionneurs privés locaux. Cette géographie particulière — des espaces urbains ouverts sur la mer, marqués par une lumière rasante favorable aux surfaces patinées — n'est pas anodine : Mitoraj lui-même évoquait, dans un entretien accordé au magazine Art Press en 1995, la manière dont la qualité de la lumière méditerranéenne et atlantique transformait la perception de ses fragments de visages et de membres, en accentuant les creux et les reliefs que les fonderies Marinelli et Battaglia, avec lesquelles il collaborait régulièrement depuis Florence, travaillaient avec une précision millimétrée. Pour les collectionneurs qui s'intéressent à cette période de sa production — comprise entre 1990 et 1997 —, les bronzes de format intermédiaire issus de ces tournées institutionnelles présentent une particularité documentaire notable : ils sont souvent accompagnés de certificats d'authenticité établis directement par la Galleria Forni ou par le studio de l'artiste à Pietrasanta, avec des numérotations de fonte qui permettent de les

Au-delà de la seule Per Adriane, la relation de Mitoraj avec l'espace hispanophone s'est construite progressivement au fil des années 1980 et 1990, portée notamment par la galerie barcelonaise Sala Gaspar, qui représenta l'artiste sur la péninsule ibérique et facilita plusieurs placements institutionnels dans des collections municipales espagnoles. C'est dans ce réseau de marchands que s'inscrit également la présence canarien­ne, Santa Cruz de Tenerife ayant bénéficié d'un contexte favorable : la ville traversait alors une phase d'investissement culturel soutenu, stimulée par les fonds européens alloués aux régions ultrapériphériques après l'entrée de l'Espagne dans la Communauté européenne en 1986. Pour les collectionneurs, cette géographie des acquisitions institutionnelles présente un intérêt méthodologique concret : les bronzes placés dans des villes espagnoles de taille intermédiaire durant cette décennie — souvent des éditions numérotées entre 1/6 et 3/6 — correspondent à des tirages réalisés dans les fonderies toscanes avec lesquelles Mitoraj collaborait régulièrement, notamment la fonderie Marinelli de Florence, qui produisit plusieurs de ses œuvres monumentales entre 1988 et 1997. Les exemplaires des mêmes éditions restés en mains privées, parfois acquis directement lors des vernissages de tournées similaires, atteignent aujourd'hui des estimations comprises entre 80

Le choix du Teatro Guimerá comme écrin permanent pour Per Adriane ne relevait pas du hasard : l'institution avait sollicité l'avis de la Galleria Spazia de Bologne, partenaire secondaire de Mitoraj au début des années 1990, pour sélectionner une œuvre dont les dimensions — environ 180 centimètres de hauteur — s'harmoniseraient avec la façade néoclassique du bâtiment conçu par l'architecte Antonio Pintor. Cette démarche de conseil muséographique, relativement rare pour une acquisition publique espagnole de l'époque, témoigne du soin apporté à l'intégration des bronzes de Mitoraj dans des contextes architecturaux historiques, une pratique que le sculpteur lui-même encourageait activement lors de ses échanges avec les institutions. Les collectionneurs privés qui suivent le marché secondaire espagnol noteront que les bronzes de format comparable à Per Adriane, fondus entre 1990 et 1995 dans les ateliers Bonvicini de Vérone — fondeurs historiques de Mitoraj —, ont fait l'objet d'une réévaluation sensible lors des ventes aux enchères barcelonaises de 2018 et 2021, avec des estimations révisées à la hausse de l'ordre de 30 à 40 % par rapport aux adjudications de la décennie précédente. Cette tendance s'explique en partie par la rareté croissante des pièces de cette période sur le marché ibérique

Au-delà de la seule Per Adriane, la présence de Mitoraj dans l'archipel canarien doit être replacée dans le contexte de sa trajectoire internationale des années 1980 et 1990, période durant laquelle le sculpteur multipliait les expositions institutionnelles en Europe du Sud et en Amérique latine, souvent en partenariat avec des fondations culturelles régionales désireuses de légitimer leur programmation par l'acquisition d'œuvres à forte charge symbolique. Né en 1944 à Oederan, en Allemagne, de père français et de mère polonaise, Mitoraj s'était formé à l'École des beaux-arts de Cracovie sous la direction de Tadeusz Kantor avant de s'installer à Paris puis, de manière déterminante, à Pietrasanta en Toscane, ville où il établit son atelier principal dès 1983 et où furent fondus la majorité de ses bronzes monumentaux dans les fonderies locales, notamment la Fonderia Mariani. Cette ancre toscane confère à ses pièces une traçabilité technique et géographique précieuse pour les collectionneurs : les bronzes réalisés à Pietrasanta présentent des caractéristiques de patine et de finition distinctes de ceux produits dans d'autres fonderies européennes, ce qui influe directement sur leur authentification et sur leur positionnement lors des ventes aux enchères. Les maisons Christie's et Sotheby's ont ainsi, depuis les années 2000, intégré la provenance pietrasantaise comme critère d'

Permanent Work

Per Adriane
Bronze · 1993 · Permanent · Devant le Teatro Guimerá · Santa Cruz de Tenerife · Îles Canaries · Espagne

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Le Per Adriane (1993) de Mitoraj est installé en permanence devant le Teatro Guimerá à Santa Cruz de Tenerife — le plus ancien théâtre des îles Canaries.

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À Propos de Cette Collection

Ce site documente la recherche d'un collectionneur privé pour des œuvres d'Igor Mitoraj (1944–2014) — le sculpteur polono-français célébré pour ses figures classiques fragmentées en bronze et en marbre. Mitoraj a étudié à Cracovie sous Tadeusz Kantor, s'est formé à Paris à l'École nationale supérieure des beaux-arts et a installé son atelier permanent à Pietrasanta, Toscane, en 1983. Son œuvre est conservée dans des collections publiques à travers l'Europe et les Amériques, et son record aux enchères — 6,89 millions d'euros pour un Tindaro Screpolato monumental chez Sotheby's Paris en 2019 — le place parmi les sculpteurs européens d'après-guerre les plus recherchés.

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