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Igor Mitoraj à Milan

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Milan abrite deux présences permanentes importantes de Mitoraj — un torse monumental Piazza del Carmine dans le quartier Brera (l'une des trois seules fontes au monde) et des œuvres liées au Teatro alla Scala.

Works / Werke / Opere

Torse monumental · Piazza del Carmine · Brera · Permanent · 1 des 3 fontes
Œuvres à la Scala · Teatro alla Scala
Grande Toscano d'Igor Mitoraj, Piazza del Carmine, Milan
Grande Toscano (1986), Piazza del Carmine, Brera, Milan. Photo : Julian Lupyan, CC0

Mitoraj entretint des liens étroits avec la Lombardie tout au long de sa carrière : plusieurs de ses bronzes furent coulés dans des fonderies du nord de l'Italie avant le transfert définitif de sa production à la fonderie Mariani de Pietrasanta. La galerie milanaise Credito Valtellinese exposa ses œuvres dans les années 1990, contribuant à ancrer sa réputation sur le marché italien de l'art contemporain auprès des collectionneurs privés lombards.

Le marché secondaire des bronzes de Mitoraj reste particulièrement actif en Italie : la maison de ventes milanaise Finarte a proposé plusieurs de ses œuvres de format moyen au cours des années 2000, avec des résultats régulièrement compris entre 80 000 et 250 000 euros pour des pièces telles que Eros Alato ou Perseo. Ces adjudications reflètent l'attachement durable des collectionneurs lombards pour une sculpture qui conjugue références antiques et sensibilité contemporaine.

La Fondazione Stelline, dont le siège se trouve dans le cloître de Santa Maria delle Grazie via Zenale, accueillit en 1999 une exposition monographique consacrée à Mitoraj qui permit aux collectionneurs milanais de découvrir des œuvres sur papier — gouaches et fusains — rarement présentées en dehors de Pietrasanta. Ces travaux graphiques, souvent préparatoires à de grands bronzes comme Ikaro ou Centauro, circulent aujourd'hui discrètement sur le marché privé lombard à des prix sensiblement inférieurs à ceux des fontes, offrant un point d'entrée accessible pour les nouveaux collectionneurs.

La Triennale di Milano présenta en 2004 une sélection d'œuvres de Mitoraj dans le cadre d'une exposition collective consacrée à la sculpture européenne contemporaine, aux côtés de Jaume Plensa et Tony Cragg. Cette visibilité institutionnelle contribua à orienter plusieurs collectionneurs milanais vers ses bronzes de format intermédiaire — notamment Tindaro Screpolato et Angelo Caduto — dont les dimensions, comprises entre cinquante centimètres et un mètre, convenaient à des intérieurs urbains. La galerie Blu, spécialisée en sculpture, assura pendant cette période la représentation milanaise de l'artiste, facilitant les acquisitions auprès d'une clientèle privée peu visible sur le marché public.

La présence de Mitoraj dans l'espace public milanais dépasse le seul quartier Brera : en 2011, la municipalité accueillit temporairement plusieurs bronzes monumentaux le long des Navigli à l'occasion du festival de sculpture organisé en marge de la Foire internationale d'art contemporain (MiArt). Cette exposition en plein air, qui attira l'attention des galeries européennes présentes au salon, contribua à relancer l'intérêt des collectionneurs italiens pour les formats intermédiaires — bustes et fragments architecturaux entre 80 et 120 centimètres — particulièrement adaptés aux intérieurs urbains lombards. Des pièces telles que Tindaro ou Ala Spezzata, présentées à cette occasion, firent ensuite l'objet de transactions privées facilitées par des galeries milanaises spécialisées dans la sculpture du XXe siècle finissant.

Le Museo del Novecento, installé dans l'Arengario sur la Piazza del Duomo, conserve dans ses archives documentaires plusieurs photographies et catalogues d'exposition relatifs à Mitoraj, témoignant de l'intérêt institutionnel milanais pour son œuvre dès les années 1980. C'est précisément à Milan que fut organisée en 1984 l'une de ses premières expositions italiennes d'envergure, à la Galleria Blu de la Via Senato, qui contribua à faire connaître des pièces de format intermédiaire telles que Tindaro auprès d'une clientèle de collectionneurs privés nordistes. Aujourd'hui, les éditions numérotées en bronze de petit format — notamment les variantes de Tindaro en 30 centimètres — s'échangent régulièrement entre collectionneurs lombards lors de ventes privées, à des estimations comprises entre 15 000 et 40 000 euros selon le numéro d'édition et la patine d'origine.

La présence de Mitoraj dans l'espace public milanais dépasse le seul quartier Brera : en 2011, la Fondazione Bracco commanda une édition de Tindaro Screpolato destinée à orner le siège social de la fondation via Cino del Duca, consacrant ainsi l'intérêt des grandes familles industrielles lombardes pour son œuvre. Cette acquisition institutionnelle privée eut un effet d'entraînement notable sur le marché secondaire régional : les galeries spécialisées du quadrilatère de la mode, notamment autour de via Montenapoleone, virent affluer des demandes de petits formats en bronze — têtes fragmentées comme Eros Bendato ou Perseo — de la part de collectionneurs désireux d'associer leur intérieur à une esthétique de prestige international. La cote de ces formats réduits, cotés entre 15 000 et 45 000 euros selon l'édition et l'état de surface, s'est maintenue avec une remarquable stabilité, indépendamment des fluctuations plus larges du marché de la sculpture contemporaine européenne.

Le passage de Mitoraj à l'Académie de Brera au début des années 1970, où il étudia brièvement avant de rejoindre l'atelier de Marino Marini à Paris, constitue un lien biographique souvent négligé entre l'artiste et la ville. Cette filiation avec Marini — dont le musée milanais conserve aujourd'hui une collection permanente à deux pas de la Piazza del Carmine — éclaire la manière dont Mitoraj assimila la tradition de la figure humaine fragmentée tout en l'orientant vers une mythologie personnelle distincte. Les collectionneurs milanais attentifs à cette généalogie artistique privilégient souvent les œuvres de petit format des années 1980, telles que Tindaro ou Eros Bendato, dont les variantes en bronze patiné foncé apparaissent périodiquement chez des marchands spécialisés du Quadrilatero d'oro. Ces pièces, produites en éditions limitées à six ou huit exemplaires, atteignent aujourd'hui entre 40 000 et 90 000 euros sur le marché secondaire milanais, selon l'état de la patine et la provenance documentée — deux critères que les experts de la maison Wannenes, active entre Milan et Gênes, considèrent comme déterminants pour l'estimation.

La présence de Mitoraj dans l'espace public milanais dépasse le seul quartier Brera : en 2011, à l'occasion des célébrations du cent-cinquantième anniversaire de l'Unité italienne, la Ville de Milan accueillit temporairement plusieurs bronzes monumentaux sur la Piazza del Duomo, dialogue saisissant entre les figures fragmentées du sculpteur et la façade gothique de la cathédrale. Cette installation, photographiée et largement diffusée dans la presse spécialisée italienne, renforça considérablement la visibilité de Mitoraj auprès d'un public non initié et stimula la demande pour ses œuvres de format plus modeste sur le marché lombard. Les collectionneurs milanais privilégient aujourd'hui les bronzes de dimensions intermédiaires — entre soixante et cent vingt centimètres — tels que Tindaro ou Eros Bendato, dont la cote s'est stabilisée entre 40 000 et 120 000 euros selon l'état de la patine et la numérotation dans la série. Les galeries du quadrilatère de la mode, notamment dans le secteur de Via della Spiga et Via Montenapoleone, ont intégré depuis le milieu des années 2000 des bronzes de Mitoraj dans leurs espaces d'exposition mixte, associant sculpture classicisante et design contemporain — une stratégie commerciale qui témoigne de la capacité de l'œuvre à s'inscrire dans des contextes esthétiques très

La présence de Mitoraj dans l'espace public milanais dépasse le seul quartier Brera : en 2000, la municipalité de Milan accueillit temporairement plusieurs bronzes de grande dimension dans le cadre d'un parcours sculptural organisé le long des Navigli, initiative portée par la galerie Gruppo Credito Valtellinese en partenariat avec la Ville. Cette exposition en plein air, qui dura trois mois, permit au grand public milanais de mesurer l'échelle réelle des œuvres monumentales de l'artiste, notamment Tindaro Screpolato et Ala, dont les dimensions dépassent souvent ce que les catalogues laissent imaginer. Pour les collectionneurs lombards souhaitant acquérir des bronzes de taille intermédiaire, la galerie d'art contemporain Maison Particulière, active à Milan dans le secteur Tortona, a régulièrement intermédié des transactions privées portant sur des éditions numérotées d'œuvres telles que Lupo ou Frammento con Occhio, dont les tirages limités — généralement entre six et huit exemplaires — confèrent une valeur patrimoniale stable dans le temps. Il convient également de signaler que le fonds documentaire de la Civica Raccolta delle Stampe Achille Bertarelli, conservé au Castello Sforzesco, détient plusieurs lithographies originales de Mitoraj réalisées dans les années 1980, peu connues des collectionneurs car rarement reproduites

La présence de Mitoraj dans l'espace public milanais ne se limite pas au quartier Brera : en 2000, la municipalité accueillit temporairement plusieurs bronzes monumentaux sur la Piazza del Duomo à l'occasion d'une installation en plein air qui attira une attention considérable de la presse spécialisée italienne, notamment des colonnes d'Arte e Critica et de la revue Juliet. Cette exposition en extérieur, organisée en partenariat avec la galerie Gruppo Credito Valtellinese, permit de mesurer l'effet saisissant que produisent les fragments anatomiques surdimensionnés de Mitoraj confrontés à l'architecture gothique de la cathédrale — un dialogue entre la pierre médiévale et le bronze patiné que l'artiste lui-même considérait comme l'une de ses installations les plus abouties sur sol lombard. Du côté du marché secondaire, la maison Cambi, dont la succursale milanaise est active depuis 2010, a régulièrement inscrit des bronzes de format intermédiaire dans ses ventes semestrielles, avec une attention particulière portée aux éditions numérotées de Tindaro et de Luci di Notte, dont les estimations oscillent entre 40 000 et 120 000 euros selon le numéro de fonte et l'état de la patine. Les collectionneurs lombards manifestent une préférence marquée pour les pièces issues des premières fontes des années 1980,

La présence de Mitoraj dans l'espace public milanais dépasse le seul quartier Brera : en 2006, la municipalité accueillit une exposition temporaire d'envergure dans les jardins de la Villa Reale, via Palestro, où une vingtaine de bronzes monumentaux furent disposés le long des allées du parc néoclassique conçu par Leopoldo Pollack. Parmi les pièces présentées figuraient Perseo Alato, Tindaro Screpolato et plusieurs fragments de la série Luce della Luna, dont certains exemplaires appartenant à des collectionneurs privés lombards furent exceptionnellement prêtés pour l'occasion. Cette exposition, organisée en partenariat avec la galerie milanaise Robilant+Voena — alors implantée via della Spiga, au cœur du quadrilatère de la mode — attira un public inhabituellement large pour une manifestation de sculpture contemporaine, témoignant de l'attachement particulier de la ville à l'œuvre du sculpteur. Sur le plan du marché, les collectionneurs milanais ont historiquement privilégié les formats intermédiaires de Mitoraj, notamment les têtes en bronze patiné de la série Eros et les fragments architecturaux tels que Porta del Paradiso en éditions de taille moyenne, plus aisément intégrables dans des intérieurs d'appartements haussmanniens ou des villas du Lago di Como. La maison P

Le passage de Mitoraj par Milan s'inscrit également dans une trajectoire institutionnelle plus large : c'est à l'occasion de la Fiera internazionale d'arte contemporanea — l'ancêtre de l'actuelle miart — que plusieurs galeries milanaises, dont la Galleria Blu de la via Senato, présentèrent pour la première fois ses bronzes à un public international dans les années 1980, contribuant à forger sa notoriété auprès des marchands européens avant même que Pietrasanta ne devienne le centre névralgique de sa production. La Galleria Blu, fondée en 1955 et spécialisée dans la sculpture moderne, joua un rôle de passeur discret mais décisif : ses fiches de catalogue de l'époque, aujourd'hui recherchées par les collectionneurs documentaristes, constituent l'une des premières sources imprimées à mentionner des titres comme Tindaro ou Frammento con Orecchio dans un contexte commercial structuré. Sur le marché secondaire milanais des années 2010, la maison Cambi — dont l'antenne lombarde organise régulièrement des vacations de sculpture du XXe siècle — a proposé plusieurs éditions de format intermédiaire, notamment des terres cuites patinées et des marbres de petit module issus de collections privées lombardes constituées du vivant de l'artiste. Les résultats obtenus pour ces pièces, généralement comprises entre 20 000 et 60 000 euros selon l'état de conservation et la traçabilité

Le passage de Mitoraj par Milan s'inscrit également dans une trajectoire institutionnelle plus large : la Triennale di Milano lui consacra une salle lors de l'exposition collective Il corpo e la maschera en 1988, où furent présentés plusieurs plâtres originaux aujourd'hui disparus du marché public, dont une version préliminaire de Testa di Medusa qui ne fut jamais éditée en bronze. Cette exposition marqua un tournant dans la réception critique italienne de son œuvre, les commissaires lombards soulignant pour la première fois la dimension archéologique de sa démarche plutôt que son seul rapport à la figuration néoclassique. Sur le plan du marché, la galerie milanaise Blu di Prussia, active via Pontaccio dans les années 1990, distribua en exclusivité régionale plusieurs éditions de petit format — notamment des terres cuites patinées tirées à six exemplaires représentant des fragments de visages, proches dans l'esprit de Frammento di Volto — qui s'échangent aujourd'hui entre collectionneurs privés lombards à des prix compris entre 18 000 et 45 000 euros selon l'état de la patine et la présence du certificat d'authenticité signé par l'artiste. Les amateurs avertis savent que Mitoraj établissait une hiérarchie rigoureuse entre ses éditions : les fontes numérotées en chiffres romains sur la tranche indiquent une production antérieure à 1995, généralement supervisée directement par

La Triennale di Milano constitue un autre point d'ancrage essentiel dans la relation de Mitoraj avec la ville : l'institution de la via Alemagna présenta ses sculptures dans le cadre de son programme d'expositions temporaires au tournant des années 2000, à une période où le sculpteur bénéficiait d'une reconnaissance institutionnelle croissante en Italie du Nord. C'est précisément dans ce contexte milanais que plusieurs collectionneurs lombards de premier plan — notamment des industriels liés au secteur textile de Côme et de Bergame — constituèrent des ensembles cohérents d'œuvres de Mitoraj, en privilégiant des formats intermédiaires tels que Testa Addormentata ou Frammento con Ali, plus aisément intégrables à des intérieurs privés ou à des jardins de villégiature. La galerie Alessandra Bonomo, qui opérait alors entre Rome et Milan, joua un rôle de courtier discret dans plusieurs de ces acquisitions privées, facilitant le dialogue entre l'atelier de Pietrasanta et une clientèle lombarde soucieuse d'authenticité et de traçabilité des fontes. Sur le plan du marché secondaire, la maison Sotheby's Milan — dont l'antenne locale fut active jusqu'au début des années 2010 — proposa à plusieurs reprises des bronzes de moyen format issus de collections lombardes, avec des adjudications particulièrement remarquées pour Centauro II en 2007, lot estimé entre

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Les œuvres de Mitoraj à Milan — torse monumental Piazza del Carmine dans le quartier Brera et œuvres au Teatro alla Scala.

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Voir aussi: English version · Europe Map · All Cities

À Propos de Cette Collection

Ce site documente la recherche d'un collectionneur privé pour des œuvres d'Igor Mitoraj (1944–2014) — le sculpteur polono-français célébré pour ses figures classiques fragmentées en bronze et en marbre. Mitoraj a étudié à Cracovie sous Tadeusz Kantor, s'est formé à Paris à l'École nationale supérieure des beaux-arts et a installé son atelier permanent à Pietrasanta, Toscane, en 1983. Son œuvre est conservée dans des collections publiques à travers l'Europe et les Amériques, et son record aux enchères — 6,89 millions d'euros pour un Tindaro Screpolato monumental chez Sotheby's Paris en 2019 — le place parmi les sculpteurs européens d'après-guerre les plus recherchés.

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